Aïkido et Bukiwaza
Agrément ministériel
n° 1868609
association aïkinomichi
Chemin menant à l'union des énergies
masakatsu agatsu
La vraie victoire et la victoire sur soi
Technique et efficacité martiale




La technique est elle un gage d'efficacité martiale ?

 

Je poserai deux questions :

Je citerai cette phrase de Morihei UESHIBA fondateur de l'Aîkido (voie de l'harmonie des énergies) : « les techniques de l'aïkido changent constamment, chaque rencontre est unique et la réponse appropriée devrait émerger naturellement. Les techniques d'aujourd'hui seront différentes demain. Ne vous laissez pas prendre à la forme et à l'apparence. En fin de compte, vous devrez oublier la technique ».

Minoru AKUZAWA, maître de l'AUNKAÏ, pense que les formes et les styles sont des pièges, qu'il n'existe aucune forme juste ou fausse, mais simplement une forme utile qui découle de l'utilisation du corps. Les formes d'attaques sont innombrables, alors le corps doit s'adapter instantanément à toute situation afin de produire un mouvement le plus efficace au moment approprié. En cela il rejoint les propos de Morihei UESHIBA cité ci-dessus.

Alors une question me vient à l'esprit : faut il apprendre des techniques dans les arts martiaux ? J'entends par là, faut il disposer d'un catalogue de techniques le plus important possible afin d'être en mesure de pouvoir répondre efficacement à une situation inattendue ?

D'après certains grands maîtres d'arts martiaux il semblerait que contrairement à ce qu'on pense en occident, l'accumulation de techniques aussi redoutables soient-elles n'est pas le sésame de l'efficacité du budoka. En effet, dans quelques « sports martiaux » (kakutogi) actuels, le combattant perfectionne à l'entraînement deux ou trois techniques tenues secrètes en attendant d'avoir l'opportunité de les développer le jour du combat. On peut appeler ça la méconnaissance ou l'ignorance de son adversaire, dans la mesure où celui-ci pourra peut être développer sa propre technique en premier et s'adjugera alors la victoire. Dans le bujutsu tout se passe dans l'instant présent, tout se règle instantanément, on a pas le temps de rentrer en « compétition » et l'intention de porter une technique est déjà dans le passé.

Faut-il éduquer le corps plutôt qu 'apprendre une forme qui finira par s'apparenter à une danse ? C'est ce que l'on reproche souvent à l'aïkido dont la beauté réside dans sa philosophie. La pratique de l'aïkido serait-elle devenue plus spirituelle que physique ?

Il faut donc apprendre à utiliser son corps plutôt que répéter interminablement des mouvements techniques croyant qu'ils deviendront efficaces en situation réelle. On doit d'abord prendre conscience de son centre de gravité (de son équilibre), des différents axes de son corps, de toutes ses possibilités articulaires, enfin apprendre à rééquilibrer son corps. Prendre conscience que notre corps est « un » et qu'il existe un lien entre toutes les patries de ce corps. Il faut faire que chaque partie de son corps ne devienne qu'un, tout doit être uni du sommet du crâne aux talons. Le « taïsabaki » (mouvement du corps) devra être le plus court possible, le corps doit bouger subtilement afin de gagner en efficacité.

J'attache tout particulièrement une grande attention à l'éducation du corps dans mes enseignements. L'utilisation du jo (bâton) et du ken (sabre) ne sera que prétexte à éduquer le corps, à perfectionner son « maaï » (concept primordial en bujutsu) et son « taïsabaki ».

Ne pensons pas que ceci ne soit qu'une éducation physique où la force musculaire est absente, ce doit être aussi une éducation du mental, le corps et l'esprit doivent être unis dans le mouvement. Apprendre à épurer ses gestes, enlever ce qui est superflu ou inutile, ne garder que ce qui est nécessaire dans le mouvement, cela fait partie de cette éducation.

Alors il n'est plus utile de connaître une grande diversité de techniques ni d'enchaînements, dans le bujutsu il faut savoir saisir le moment opportun, bouger son corps subtilement afin que l'adversaire ne comprenne pas et effectuer le geste décisif en un seul mouvement qui produira l'énergie nécessaire à neutraliser l'attaque.

Hier le bujutsu, aujourd'hui le budo : nous devons, nous les enseignants de ces « arts martiaux », préserver l'essence de notre pratique.

«  On ne trouve rien en dehors de son corps, mais on serait dans l'erreur si l'on se bornait à son corps » A méditer !

 

 


ki no nagare




Le concept de « Ki no nagare » 流れ Nagare

Nagareru : l'idéogramme れる signifie « la rivière qui coule ».

Ki no nagare évoque le flux de ki, le ki qui s'écoule.

Uke nagashi évoque la trajectoire du sabre de votre adversaire qui glisse sur le vôtre.

Ce concept apparaît comme primordial dans la pratique de l'art martial interne comme externe.

Laisser s'écouler votre ki mais aussi celui de votre adversaire. Ce concept est lié à celui de ki- musubi (voir l'article « ki musubi ».

Dans la forme externe, si on doit s'harmoniser avec le ki adverse, il faut prendre garde lors du placement de la technique de ne pas s'y opposer mais plutôt le guider afin de l'utiliser pour obtenir la victoire. Le ki projeté lors d'une attaque doit être détourné et utilisé de manière à le retourner sur l'attaquant. Il ne s'agit pas là d'une contre-attaque mais bien d'une harmonisation des ki telle que si notre ki est unifié à l'univers rien ne peut l'arrêter.

L'action « laisser s'écouler le flux de ki » doit être faite de manière consciente et non désordonnée. Dès que l'eau trouve une brèche dans la digue elle se répand librement à l'extérieur et crée le désordre. Mais si la force de l'eau est bien contrôlée on peut avec elle soulever des montagnes. Il en va de même dans la technique aïki : harmoniser (musubi), guider (nagare) et contrôler (katame).

Comme vous ne négligerez pas la force de la vague déferlante, ne négligez pas le ki de votre adversaire, ne pensez pas que le vôtre est le plus fort car alors vous ne pourrez pas développer sans contrainte une technique efficace. Unifier son ki à celui de l'adversaire pour ne faire qu' « un » c'est cela la voie de l'aïki.

Mettez ce principe dans la vie courante, professionnelle ou familliale. Adoptez le principe de ki no nagare c'est faire Aïki, harmonisez, guidez et réutilisez afin d'arriver au but fixé.

Cela vous obligera à laisser votre égo (le moi) à la porte du dojo et à travailler sur soi (masakatsu agatsu), la vraie victoire est la victoire sur soi.

L'art martial est une remarquable école de la vie.


Arts martiaux et harmonisation du KI




Arts martiaux internes et harmonisation du KI.

Taï Chi Chuan, Pakua Chang, Qi Gong, Aïkido, ... tous pour la même recherche de l'harmonisation des énergies ! Cette liste n'est pas exhaustive, il n'y a pas d'intrus dans cette énumération. Le fondateur de l'aïkido maître Ueshiba aurait été initié aux arts martiaux internes chinois et en particulier au Bagua Zhang.

On retrouve dans cet art martial japonais les principes des arts martiaux internes chinois. Respiration, souplesse, fluidité, ces arts prédominent l'utilisation de la souplesse face à la force, les mouvements circulaires plutôt que linéaires, l'harmonisation plutôt que le blocage. Une des particularités du taïchi chuan est d'utiliser l'énergie du mouvement précédent pour produire le mouvement suivant. La fluidité du mouvement, c'est ce qui ressort d'un enchaînement de taïchi.

Je vais essayer de tracer un parallèle entre les formes des arts martiaux internes chinois et celles de l'aïkido.

Les « Tuishou » (poussées des mains).

Bagua, Taïchi, Xingyiquan, utilisent les « tuishou », il est à remarquer les orientations des paumes des mains. En aïkido, l'orientation de la paume induit la technique qui va être utilisée, de même que l'orientation des mains sur la tsuka du sabre pendant la garde est la partie manifestée de l'intention de l'attaque. La position de la paume oblige une seule manière de saisir « katate dori ». Que ce soit un enchaînement de « tuishou » ou une technique sur le bras en aïkido, elles impliquent toutes d'utiliser les mêmes principes : souplesse, travail des hanches, travail du centre, respiration.

Souplesse : Xiu Zhan dit « l'extrême douceur est la porte de la dureté... »

Être souple ne veut pas dire être mou, il y a toujours une libre circulation du KI dans le corps tout entier qui se mobilise et qui peut « exploser » celui de votre adversaire. Toute la partie haute du corps à partir des hanches doit être souple, exempte de crispations.

Travail des hanches : la hanche va initier le mouvement, elle l'impulse. Xiu Zhan dit « la hanche joue le rôle du moyeu d'une roue ... » elle s'articule pour une marche souple. Le corps doit être aligné à la verticale et souple. Les 3 niveaux doivent rester unis. La mobilité de la hanche occupe une place importante voire principale dans le mouvement, mais elle doit être accompagnée de tout le corps. Dans une coupe de « tameshi giri » c'est la hanche qui pousse le sabre, ainsi la coupe gagne en puissance. En aïkido, le mouvement part de la hanche, la poussée ou le déplacement en cercle va gagner en puissance et en rapidité. Ne désaxez pas votre corps de l'axe vertical (terre/ciel) vous perdrez la disponibilité de votre hanche et votre déplacement sera altéré, vous serez décentré.

Travail du centre : dans les 3 niveaux du corps dont j'ai parlé plus haut (bas, moyen, haut) le niveau bas est le centre instinctif, le moyen le centre émotionnel et le haut le centre mental.

Le centre instinctif est la base du mouvement, c'est dans cette région que se trouve le « hara », le foyer producteur de l'énergie vitale, le « seika tanden ». Dans le Bagua Zhang on porte la conscience au niveau du « diantan » et la marche part de la hanche, le mouvement devient alors entier, les 3 niveaux sont unifiés. Le « hara » est comme le soleil qui rayonne de l'intérieur vers l'extérieur, de lui vient toute la puissance du déplacement. C'est là même que se trouve votre centre de gravité, si vous le détruisez vous ne serez plus centré.

La finalité du mouvement est de prendre le contrôle de ce centre chez l'adversaire pour l'amener dans un déséquilibre du corps et l'affaiblir. En aïkido, la prise du centre de l'adversaire est indispensable pour réaliser le mouvement sans force. On utilise les poussées des mains, les contrôles des bras, pour « prendre » les centres de l'attaquant : d'abord capter son centre émotionnel puis son centre instinctif ce qui va générer le déséquilibre et annihiler son centre mental ; il n'y aura alors plus aucune possibilité de réaction de l'adversaire et votre contrôle sur lui sera total. Votre mouvement se poursuivra par une projection ou une immobilisation

de l'adversaire. Pour réaliser ceci,il faut prendre conscience de son centre, c'est de là que naît l'énergie, on en prendra conscience par la respiration.

La respiration : le travail du souffle est une des clés d'une pratique juste. La respirartion ventrale « fushi nihuxi » consiste à gonfler le ventre « hara » à l'inspiration et à le rentrer à l'expiration, cela se fait en respirant par le nez, le bout de la langue collée au palais (description tout à fait vulgarisée).

Cette respiration va permettre la relaxation (ce qui induit la souplesse), l'énergie vitale étant alimentée par la respiration, la sortie de force sera plus efficace et juste.

En aïkido on la nomme « kokyu », se traduisant par expire-inspire. « Kokyu-ho » est le moyen qui va permettre à tout pratiquant de prendre conscience de cette respiration et de la sortie de force. On l'utilise dans toutes les techniques, certaines portent le nom de « kokyu nage » (projection par l'énergie développée par la respiration juste).

En fait, tout ceci ne peut s'expliquer par des mots mais par une pratique assidue des arts martiaux internes.

Maître Morihei Ueshiba a dit que l'Aïkido ne s'explique pas par des mots, il se pratique.

J'ai essayé brièvement de tracer ce parallèle entre arts martiaux internes chinois et aïkido, beaucoup de principes se recoupent, j'essaie pour ma part de les appliquer et de les enseigner dans ma discipline martiale.

La pensée du jour :

« Personne n'éduque autrui, personne ne s'éduque seul, les hommes s'éduquent ensemble par l'intermédiaire du monde. » FREUD

Bibliographie : à lire la revue « énergies »

 

 

 


Ki musubi




Ki-musubi 結び

Le principe de ki-musubi appliqué à l'aïki no michi,

D'après l'idéogramme composant « musu » , cela peut signifier générer, produire, engendrer, lier, nouer. Celui de « bi » est l'esprit, le pouvoir. On pourrait alors traduire « ki-musubi » par le pouvoir d'unification des KI, l'union continue des énergies opposées devenant complémentaires, Yin et Yang sont opposés et complémentaires à la fois.

Dans la pratique de l'Aïki no michi il n'y a pas d'opposition, pas de dualité, il faut lier le Ki de votre adversaire au votre afin de pouvoir le contrôler, le diriger. Utilisez l'énergie développée dans l'attaque suscitée, dirigez-la, guidez-la afin de la neutraliser sans effort. Renoncez à votre propre force pour vaincre en utilisant celle de l'adversaire.

L'énergie YANG manifestée de l'attaque est neutralisée par votre production d'énergie YIN, le Yin vainc alors le yang, l'eau contrôle le feu.

De même, l'énergie non manifestée de l'intention de porter une attaque peut être annulée par la projection de votre KI, énergie manifestée, en direction du centre émotionnel de l'adversaire, ce qui perturbe son esprit et par là même annihile son intention. Cela génère alors chez lui une réaction réflexe instinctive que vous aviez prévue. Le YANG contrôle le yang du YIN, le feu contrôle le métal. On revient au principe fondamental du TAO.

Ceci se manifeste dans la technique par les deux formes URA et OMOTE, opposées et complémentaires à la fois.

Le principe de « Ki-musubi » s'applique bien entendu aux différents aspects de l'existence : relations humaines, comportement environnemental.

Il est appliqué dans les autres arts, je ne puis parler que de ce que je connais et ressent.

« En aïkido il n'y a ni forme, ni modèle. Les mouvements naturels sont les mouvements de l'aïkido. Sa profondeur est sans limite et il est inépuisable. »

Morihei Ueshiba

Références bibliographiques:

L'esprit de l'AÏKIDO de Kisshomaru Ueshiba Budo Editions

La philosophie de l'AÏKIDO de John Stevens Budo Editions

L'harmonie des énergies de Michel Odoul Edition Albin Michel


Bukiwasa et Ki




La pratique des armes peut elle améliorer la sensation de KI ?

 

Le sujet n’est pas ici de traiter de ce qu’est le KI, mais de comment saisir son existence au travers de la pratique martiale et en particulier celle des armes traditionnelles (armes blanches).

Il est avéré que la pratique d’un art martial favorise la circulation du KI dans le corps et par là même, entretient voire améliore la santé physique et mentale.

Pour ressentir notre Ki, quels sont les moyens dont nous disposons ? Peut-on déceler sa présence et en observer sa manifestation externe ?

Si au cours de notre pratique nous avons de la difficulté à percevoir cette manifestation interne lors d’un travail individuel comme dans le taïso, le taïchi, le QIGong … si nous ne ressentons pas cette énergie lors d’un travail avec partenaire comme dans l’aïkido, le judo, le karate… alors nous devrions peut être utiliser d’autres moyens en parallèle, en particulier celui du travail des armes traditionnelles.

Par le biais des kihon, des katas ou des randori, le travail des armes améliore considérablement la position du corps dans l’espace : la garde (kamae), les appuis au sol, les déplacements permettent de corriger la verticalité, relation ciel/terre. Ceci a pour effet de libérer le passage du KI.

Grâce à la technique des frappes : estoc et coupe (tsuki, uchi) celle-ci permet de centrer le corps et de s’exercer au kikentaï. L’arme et le corps ne font plus qu’un, unicité corps et arme. Puis l’intention de la frappe fait que corps et esprit sont unifiés, esprit/corps/arme font UN, le Ki circule mieux.

Puis vient ensuite le kiaï, cri poussé lors des attaques et des frappes, utilisant les voyelles des kototama (aï,eï,o,a,…) celui-ci favorise la projection du Ki vers l’extérieur (sortie de force).

Chez le guerrier (bushi), l’arme est unifiée au corps et à l’esprit, elle est partie intégrante de sa vie, ces trois entités sont UNE.

La garde du bushi (kamae), sa posture (shisei) impliquent respect et méfiance. C’est la manifestation externe du ki projeté. Elle peut annihiler les ardeurs des plus forts. C’est vaincre sans combattre.

Quelque chose d’énergisant circule en nous, nos mains picotent, nous avons une sensation de chaleur dans le bas ventre, l’impression que notre corps s’unit à la terre et au ciel.

A vous de ressentir cette manifestation interne de la circulation du Ki par un entraînement sincère. Un jour sûrement dans notre parcours (michi) de recherche de cette manifestation du KI nous nous émerveillerons d’avoir senti ses bienfaits.

Entraînons-nous sans relâche et cherchons sans cesse.

« debout entre ciel et terre

lié à tous les êtres par le KI… »

Morihei Ueshiba


AÏKIDO et SHINTO




Aurait on perdu dans l'Aïkido "moderne" le sens de ce mot ?

Morihei Ueshiba enseignait l'aïkijutsu issu du jujitsu du Daïto Ryu, il aurait donné le nom de AÏKIDO à son art martial après sa rencontre avec Onisaburo Deguchi maître de l'école Shinto Omotokyo avec lequel il étudia la religion shinto.

En effet, misogi et kotodama que l'on doit pratiquer dans le cours d'aïkido, sont deux des principes shinto : le premier est la purification physique et spirituelle et le deuxième l'esprit des sons ou des mots.

Pour cela tout pratiquant d'aïkido doit avoir à l'esprit la tradition shinto si présente dans la vie quotidienne au japon. Cette connaissance lui permettra de mieux appréhender les principes qui régissent cet art.


KAMAE - LA GARDE




KAMAE

構え KAMAE ( position de garde) utilisée dans les arts martiaux.

身構え MI GAMAE (corps et garde) c'est la dimension physique de la garde, positionnement du corps dans l'espace qui inclue une cetaine position des bras, une distance par rapport au danger (間合いMAAI), le contrôle des émotions.

             

構え KI GAMAE (esprit et garde) c'est la dimension mentale de la garde, esprit calme et vigilant (残心zanshin). Exprime l'unité corps-esprit (不動 心 fudo shin, esprit inébranlable).

La position de garde utilisée en Aïkido est « SANKAKU TAI » , SANKAKU (3 angles). C'est une position de garde debout et naturelle « SHIZEN TAI » 自然体 . L'équilibre du corps est celui d'un tétraède .

                                      


                                                                  

       Pied gauche devant HIDARI shizentai

        Pied droit devant MIGI shizentai        

Il y a une autre position appelée «HITOEMI »

HITOEMI (le corps, une épaisseur).

La position des pieds est modifiée :

                            

       半身 HANMI                                               HITOEMI


                                


Cette position (hitoemi) permet d'effacer les points vitaux passant par le centre avant du corps (KYUSHO MAE 急所 前). L'attaquant doit se déplacer de 90° pour les atteindre.


Bien sûr KAMAE n'est pas établie définitivement, elle est évolutive, changeante. La meilleure garde est celle qui ne reflète rien, qui ne transmet aucune information (MUSHIN 無心 la garde sans garde ou esprit vide, aussi fudoshin).

                                         

                           


IRIMI




IRIMI


入る IRU action d'entrer kanjientrer

MI corps

入 身 IRIMI dans l'idée de pénétrer le corps

入 身 投 se lirait IRIMI NAGE en aïkido, (projection en pénétrant le corps) du partenaire. Avec cette technique, on avorte l'attaque avant qu'elle n'ait pu se développer. Le principe SEN NO SEN 先の先 (prise d'initiative) est mis en jeu dans cette technique.

                                   

                                           


GARAMI




UDE GARAMI


腕 緘 UDE GARAMI

UDE Bras       GARAMI action d'enroulement et maintien.

Idée d'enrouler fermement le bras afin d'immobiliser le partenaire au sol ou debout (technique d’immobilisation) katame waza ou kansetsu.

                                   

 

                                   



KOTE GAESHI




KOTE KAESHI


S'écrit aussi GAESHI, le K et le G ont la même prononciation.


籠手 返し KOTE GAESHI

返し GAESHI : idée de retournement , de renvoi.

La technique de Kote Gaeshi est le renvoi de l'attaque du partenaire par retournement de son poignet. Le partenaire chutera soit sur l'arrière soit sur l'avant, cela dépendra de l'axe de torsion.